L’histoire du Premier mai

Howard Zinn, un histoire populaire américaine sort au cinéma à l’occasion du 1er mai. Et ce n’est pas un hasard !

C’est à Haymarket square, à Chicago, en 1886 que cette date va entrer dans l’histoire populaire.

La grande lutte pour la journée des 8 heures s’étend aux Etats-Unis, lors de l’une des plus grandes manifestations, une bombe va exploser. Des coups de feu, des morts, des arrestations et un procès qui se transformera en « procès du syndicalisme ». Les grands patrons de l’époque viennent assister à ce qu’ils espèrent être « la mort du mouvement ouvrier ». Ils reçoivent des invitations écrites en lettres d’or pour les convier à assister à la pendaison de quatre leaders syndicaux. Pour les ouvriers du monde entier, ces syndicalistes deviendront « les martyrs de Haymarket ».

Sur l’échaffaud, la corde au cou, Auguste Spies déclara : « Le temps viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. »

En 1889, à Paris, le 1er mai sera adopté comme journée de la lutte pour les huit heures… Conquête qui sera finalement obtenue après la première guerre mondiale, le 23 mai 1919 et ne sera « pas une récompense pour les efforts livrés par le peuple durant la guerre, mais une réforme destinée à contenter le peuple et ainsi éviter une révolution », selon l’historien Jacques Pauwels.

Dans une séquence filmée à Haymarket Square, le film de Olivier Azam et Daniel Mermet raconte cette histoire dont voici un extrait.


Retour